Sommaire
Fournée d’hiver #2 :
Épiphanie, brioche et galette des rois
Pour l’Épiphanie, j’ai choisi un duo pensé pour plaire à toute la famille : d’un côté la galette géante rectangulaire à la frangipane pour les inconditionnels d’amande, de l’autre la brioche des rois aux fruits confits pour ceux qui préfèrent le moelleux et les parfums d’agrumes. Deux recettes, une seule chauffe, et une chaleur résiduelle qui fait (presque) tout le boulot.
Cette fournée marque aussi une nouvelle étape de mon défi #1 : 52 recettes au four à bois en 52 semaines. Même en hiver, je veux garder le rythme : une chauffe progressive, une porte qu’on ouvre le moins possible, et une cuisson en chaleur descendante qui transforme le four en cocon.
Organisation de la fournée spéciale « épiphanie »
Cette fournée repose uniquement sur la chaleur résiduelle pour ces deux recettes.
Je prévois une chauffe un peu plus longue pour que le four emmagasine suffisamment de chaleur dans la voûte et la sole. Mais le froid extérieur, sur le déroulement de la chauffe, nécessite une chauffe de type dérhumage.
• Température extérieure : environ 2°C et -2°C entre 12h et 18h.
• Objectif : faire monter le four en chaleur résiduelle à 200°C pendant 1h.
Pendant que le feu prend tout doucement, j’entretiens la flamme en ajoutant de petites bûches régulièrement.

Chronologie
Les étapes de la fournée d’hiver #2

La chauffe en mode dérhumage
En hiver, je traite la chauffe comme un dérhumage : le but n’est pas d’envoyer fort, mais de sécher le four et de le faire monter sans stress. Je démarre avec un petit feu, je laisse le tirage se stabiliser, puis j’alimente régulièrement avec de petites bûches. La montée est plus lente, mais la voûte et la sole prennent la chaleur plus uniformément.
Je surveille surtout deux choses :
- le moment où le four “répond” bien : la chaleur devient stable,
- et je sens que l’inertie est là.
Mon repère en hiver : mieux vaut une chauffe longue et douce qu’une chauffe courte et agressive. Ça protège la sole, limite les fissures et prépare une chaleur résiduelle plus régulière.

Cuisson :
le four à bois en mode chaleur résiduelle
Quand j’arrête d’alimenter, je rassemble les braises, je nettoie soigneusement la sole, puis je ferme la porte pour laisser la température s’équilibrer. C’est le moment où la voûte et la sole rayonnent, donnant une cuisson enveloppante parfaite pour les pâtes feuilletées et les brioches.
Pour cette fournée, j’ai dû enfourner les 2 plats en même temps pour garantir la cuisson des 2 recettes. J’ai joué sur la superposition des plats.
- Galette au dessus : elle aime une chaleur encore tonique au départ.
- Brioche en dessous : cuisson plus douce, plus longue, avec une vigilance sur la coloration.
La température est alors aux alentours de 210 °C au moment de préparer l’enfournement des plats, puis elle descend doucement vers 200 °C pendant la cuisson.
Les deux recettes de l’épiphanie
au four à bois
Cette fournée d’hiver est pensée comme un duo : la galette pour le côté croustillant et beurré, la brioche pour le moelleux et les parfums d’agrumes. Les deux se cuisent parfaitement en chaleur résiduelle, à condition de bien caler la chauffe et d’enfourner au bon moment, au bon emplacement.
Galette des rois rectangulaire
géante à la frangipane
Galette des rois rectangulaire format familial à partager
Voir la recette
Bilan de la fournée d’hiver #2 :
Apprivoiser le froid
Cette fournée d’hiver m’a rappelé un point essentiel : le froid ne pardonne pas. La montée est plus lente, la baisse peut être plus rapide dès qu’on ouvre, et il faut accepter d’être un peu plus “patient” sur la chauffe… pour gagner en confort sur les cuissons à four fermé.
- La galette des rois géante rectangulaire, format familial à partager
ur cette fournée, j’ai dû empiler les plats : la galette était au-dessus et a très vite pris de la coloration. Ma surveillance a sauvé la galette : papier aluminium, plat tourné, puis inversion de la superposition (brioche au-dessus) en seconde partie.
Résultat : une galette bien cuite, avec une coloration un peu prononcée sur le dessus. - Brioche des rois aux fruits confits,
Je n’avais pas mis trop de décoration sur le dessus pour éviter que ça ne brûle : parfait. J’ai utilisé un thermomètre à sonde pour garantir une cuisson à cœur. La brioche a aussi été tournée 3 fois pendant la cuisson pour uniformiser la coloration, qui est restée légère.
Côté gestion du feu, la stratégie gagnante a été : petites bûches, ajout régulier, montée tranquille, puis fermeture pour stabiliser. En hiver, c’est vraiment ce rythme-là qui me donne les cuissons les plus fiables.
